Sunday, March 18, 2012

Politisation de l’école en Algérie

La majorité des chroniqueurs dans les journaux francophones algériens, qui se sont autoproclamés comme seuls connaisseurs de politique,  de culture, et de laïcité, ne manquent pas l’occasion pour lier l’intégrisme a l’école algériennes et au système d’éducation qui, selon eux , est derrière la naissance des partis islamiques intégristes, et de la guerre civile.  
Moi je veux raconter a ces chroniqueurs,  qui sont dans la majorité des berbérophones,  mon histoire non pas avec l’intégrisme mais avec la politisation de l’école. Oui,  l’école algérienne est aussi un milieu pour politiser l’enfant
Et voici donc mon histoire avec cette politisation
Pendant la « grève du cartable » que les Kabyles on déclenchée pour exiger l’officialisation de langue berbère à l’école et qui avait comme slogan  « Thamazight dhi lakoul »,  mes copines et moi avons décidé de rester en classe car ne voulions pas faire la grève, Nous étions  au lycée pour apprendre et non pas pour boycotter les leçons. La sonnerie retentit, c'est l'heure du cours de français, le prof entra, ferma la porte  et nous jeta un regard méprisant et dit « j’ai envie de jeter cette classe par la fenêtre ». j’ai hésité au début, mais j’ai gagné un peu de courage et j’ai répondu : « pourquoi monsieur c’est a cause de la grève c’est ca ? »Il commença un discours long dans lequel il a défendu s les demandes des kabyles et nous a reprochées notre manque de solidarité avec les autres filles qui ont décidé de rester dans la cour crier leurs fameux slogans ; il a fini par dire « je suis prêt a prendre les armes et rejoindre le maquis pour Thamazight », je lui ai demandé, « mais monsieur pour tuer qui »? bien sur il n’a pas répondu.  Dire ca a des élèves de 13 et 14 ans c’est malheureux. Fort heureusement, nous étions toutes des filles pas capables de prendre les armes et suivre son conseil.

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